Rencontre avec Jérôme Pimot, ancien livreur à vélo, du Collectif des Livreurs Autonomes Parisiens (CLAP75), militant anti-ubérisation.
Retour au XIXe siècle : être payé à la tâche, travailler 12 h par jour, 6 jours sur 7, sans protection sociale. C’est le sort des auto-entrepreneurs qui enfourchent leur vélo au service des plate-formes de livraison comme Deliveroo ou Foodora... Sur le modèle des chauffeurs Uber, c’est tout le droit du travail qui est remis en question, en attendant d’étendre ce système à tous les salariés. Jérôme Pimot a vécu concrètement l’ubérisation de l’économie chez Take Eat Easy et Deliveroo avant de se faire virer. Il tente aujourd’hui de libérer les livreurs à vélo en les regroupant dans une coopérative de livreurs